À toi, Gaëlle, la sage-femme qui nous as guidés dans les premiers contacts avec notre bébé. Toi qui as appris à Cédric à trouver sa place. Qui lui as appris à prendre soin de moi, durant la grossesse. À être présent à mes côtés durant l’accouchement mais aussi aux côtés de sa fille, aujourd’hui encore. À toi, la sage-femme, qui lui as permis d’investir son rôle de papa.
Toi sans qui on n’aurait pas franchi les portes de la préparation en piscine.
À toi que j’ai pu appeler, déconfite par le manque de sommeil et de confiance en moi, quelques semaines après sa naissance. Toi qui es venue jusque chez nous pour papoter durant une heure, car j’en avais besoin. Et qui m'as accueillie chez toi, encore un peu après, pour les mêmes raisons.
Et enfin à toi qu’on espère revoir à trois, pour une photo souvenir ou peut-être plus tard, pour une nouvelle histoire à quatre …
Merci.

À toi, Mélanie, la sage-femme qui ouvres un rendez-vous hebdomadaire à des parents pour se rencontrer, rire et échanger. Toi qui nous as offert une douce soirée, chaque semaine, à Cédric et moi. Un moment de détente et complicité à deux.
À toi qui nous as appris à respirer, mais surtout à nous détendre. Toi à qui j’ai beaucoup pensé, les jours après notre joli accouchement, parce que j’ai « fait la méduse » entre chaque contraction, dans le bain, ce fameux 22 août. Complètement déconnectée, à flotter dans l’eau, comme on le faisait en fin de cours, chaque jeudi.
À ta jovialité et ta bonne humeur. Et pour les supers parents que nous avons rencontrés par toi.
Merci.

À toi Sophie, la sage-femme que Cédric a appelée le dimanche 20 août à 7h30 du matin, un peu en panique, sans trop comprendre ce qui nous arrivait. Toi qui es venue jusque chez nous, qui as marché 6 km à nos côtés avec moi qui contractais. À toi qui as été la gardienne du temps ce matin-là. À toi qui est restée jusque 12h30, une fois que les choses avaient l’air plutôt lancées. Nous aussi on y croyait, tu sais.
À toi qui es venue chez nous après, pour nous épauler dans nos premiers pas de parents.
Pour tes conseils, ta douceur et ta disponibilité sans failles.
Merci.

À toi, la sage-femme, dont je n'ai même pas demandé le prénom. Tu passais tous les matins dans ma chambre d'hôpital et tu prenais le temps de papoter 15-20 minutes. De mes doutes de toute jeune mère, de ton expérience et de celles d'autres femmes.
Toi qui m'as aidée à poser mes premiers pas de maman, dans le balet infernal des sages-femmes intérimaires d'Erasme en plein mois d'août. Pour avoir pris le temps, dans ton shift surchargé.
Merci.

Et enfin, à toi, Aaricia, la sage-femme qui m’as renvoyée chez moi le 20 août, parce que le travail s’était arrêté net dans la voiture. Et à toi qu’on a retrouvé deux jours plus tard, pour notre plus beau rendez-vous à l’aveugle. À toi qui m’as encouragée, apaisée, motivée, guidée, massée, abreuvée. À ta présence à toute épreuve, durant ses heures passées ensemble, tantôt tout près, à mes côtés, tantôt de loin, lorsque Cédric gérait. À ton professionnalisme et ta force de caractère.
À toi qui t’es contorsionnée dans tous les sens, pour nous permettre de vivre cet accouchement comme mon corps l’entendait.
À toi qui as pris le relai, à chaque pause clope de Cédric. À chaque mot d’encouragement. À chaque fois où tu m’as aidée à bouger, à changer de position.
Au moment merveilleux que tu nous as permis de vivre, le laisser prendre sa fille pour la poser tout contre moi.
À toi qui m’as recousue, lavée et habillée. Toi qui m’as aidée à mettre ma fille au sein, et qui m’as conduite à ma chambre en chaise roulante.
Toi qui m’as permis de découvrir un espace-temps si particulier, où j’ai pu découvrir ma force de femme. Au splendide cadeau que restera à jamais cette journée.
Merci, merci encore.

Et à vous, les sages-femmes qui n’avez pas croisé ma route, mais qui croisez celles d’autres femmes. Vous qui faites un métier merveilleux, et si précieux pour nous les mères. À vous qui travaillez dans des structures hospitalières classiques, mais aussi vous qui explorez des manières alternatives d’accueillir nos bébés sur terre.
À votre bienveillance, vos conseils, votre savoir-faire.
Vous qui êtes des actrices, parfois de l’ombre, mais toujours indispensables, comme Gaëlle, Mélanie, Sophie et Aaricia, dans des histoires et souvenirs gravés à jamais.
Merci à vous.